D’après nos confrères mauriciens, les cas, détectés à Mahajanga et confirmés par le laboratoire LA2M et l’Institut Pasteur de Madagascar, constituent les premiers cas officiellement recensés dans le pays. Une situation qui a conduit Maurice à intégrer Madagascar à la liste des pays placés sous surveillance sanitaire renforcée, aux côtés d’autres États africains où la maladie a déjà été signalée.
Cité par la presse mauricienne, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé et de la santé publique, indique que la surveillance est déjà opérationnelle. Des protocoles spécifiques sont appliqués dans les aéroports et aux autres points d’entrée, avec une mobilisation accrue des équipes médicales, notamment des dermatologues, afin de détecter rapidement tout cas suspect. En cas de suspicion, les procédures prévoient une prise en charge immédiate, un isolement hospitalier et la réalisation de tests PCR.
Il est utile de rappeler que le Mpox se manifeste généralement par de la fièvre et des lésions cutanées, et que la transmission s’effectue principalement par contact étroit. À ce stade, aucun cas n’a été détecté à Maurice, mais la vigilance reste de mise « par mesure de précaution », soulignent nos confrères.
La prudence des iles voisines s’inscrit dans un contexte régional déjà marqué par l’apparition de cas sporadiques de Mpox chez certains voisins de Madagascar en 2024, mais dans des proportions jugées minimes et sans propagation significative.
Du côté malgache, les autorités ont enclenché un plan de riposte. Outre la mise à jour du plan national de contingence et le déploiement d’un centre opérationnel d’urgence à Mahajanga, le respect strict des mesures sanitaires est désormais exigé, notamment dans les établissements scolaires. La prévention et la sensibilisation sont érigées en priorités afin de limiter tout risque de propagation.
Cette rigueur sanitaire est également visible lors des événements officiels. Lors des récentes cérémonies de présentation de vœux des autorités aux chefs d’État, organisées au Palais d’État d’Iavoloha, hôtes et invités ont tous porté des masques cache-bouche. Signe d’une vigilance assumée au plus haut niveau de l’État ou d’un aveu implicite de gravité? C’est un autre sujet.








